proposé par Reine-Solange
Il arrive souvent que nous ne parvenions pas à expliquer notre destin, ni celui d’autrui, et que nous nous révoltions. Nous sommes un jour ou l’autre confrontés à des épreuves qui nous dépassent. Des enfants naissent avec une infirmité, une maladie congénitale, ou une « tare caractérielle » ; certains humains meurent brutalement, restent paralysés suite à un accident ou une maladie grave, d’autres perdent leur emploi, sont quittés ou quittent leur famille, conjoint ; d’autres mettent fin volontairement à leur vie : suicide ; d’autres perdent la raison et commettent des actes graves : crimes, vols etc.
Ils sont chargés d’un karma qui ne peut pas toujours trouver une réponse dans leur vie terrestre actuelle : l’arbre du destin fait parfois tomber des expériences amères sur le chemin de la vie. Si l’on prétend qu’il n’y a qu’une seule vie sur terre, comment expliquer le karma ?
Difficile ! Certains parlent de fatalité, de malchance.
Si le karma existe (simple supposition), on peut expliquer ces situations pénibles comme des dettes à payer de nos vies passées, mais nous n’en n’avons pas toujours le souvenir. Nous pouvons aussi décrire le karma ainsi : nous sommes la continuité de nos ancêtres, nous avons enregistré dans nos cellules des expériences passées et souvent nous les reproduisons (mais nous n’en avons pas conscience) maladies héréditaires, reproductions de schémas, accident, divorce, comportements négatifs incontrôlés, alcoolisme …
Si nous n’en prenons pas conscience à un moment ou à un autre, et n’évoluons pas vers une transformation intérieure profonde, nous serons un jour ou l’autre confrontés à la dure réalité du karma négatif. Par contre, (c’est difficile, mais possible), si nous résolvons les problèmes karmiques en changeant nos comportements, nous pourrons alléger ce karma. Chacun à son niveau percevra son karma comme il le sent, comme il le vit, il pourra se faire aider par un thérapeute s’il le souhaite, pour le rendre plus supportable ou passer des paliers de son évolution, mais seulement par choix personnel.
Selon la loi de l’évolution cyclique, la boucle d’un évènement doit se fermer où elle a commencé. Ainsi une mauvaise action visible sur terre doit aussi être rachetée ici-bas. Cela serait la raison pour laquelle l’âme humaine serait obligée de naître une ou plusieurs fois sur cette Terre.
Cependant le rachat des fautes passées ne serait pas le seul but, ni même le but principal de la réincarnation. Il s’agit avant tout pour le germe d’esprit humain, inconscient à l’origine, d’accumuler des expériences en les vivant pleinement au cours de vies terrestres répétées.
Ces expériences sont nécessaires à son « évolution » et à sa maturation, jusqu’à ce qu’il puisse remonter, en tant qu’esprit auto-conscient dans sa patrie spirituelle, « la source divine », libéré de son véhicule matériel (le corps physique). Le destin est régi par la loi de la réciprocité des effets (choc en retour) : « ce que l’on sème, on le récoltera un jour ou l’autre ». On récolte aussi parfois au centuple, le bien ou le mal, selon les actions.
Du point de vue spirituel, l’être humain est un semeur qui répand les graines de son destin. Elles mûrissent sous l’action des lois incorruptibles de la création et portent des fruits que lui seul soit goûter, puisque leur nature correspond exactement à son vouloir. L’être est le seul à pouvoir prendre sur lui la faute qu’il a commise et il est le seul à pouvoir l’expier ; aucun autre ne pourra le faire à sa place.
En résumé : ton destin repose entre tes mains : dure mais vraie réalité, (si le karma existe ou si nous y croyons)
Cela nous permet de comprendre que l’homme n’est en aucun cas soumis à un destin prévu par quelqu’un d’autre et qu’il n’est nullement confronté à une re-destination devant laquelle il serait impuissant : nous nous créons la fatalité par nos actions passées, ou présentes.
« Ton destin repose entre tes mains » !
L’être humain a toujours le choix entre :
- mettre volontairement un terme à son comportement erroné en s’employant sincèrement, en toute simplicité à ne plus penser qu’au bien et à agir en conséquence ;
- il peut aussi atténuer les sombres retombées des difficultés de son destin qui l’atteignent à un endroit donné et à un moment précis ; il peut même en persévérant dans son bon vouloir, rendre les retombées négatives inexistantes ou les adoucir, ce qui équivaudrait à un rachat symbolique. Par contre, il est impossible d’atténuer ou de supprimer le choc en retour d’une faute existante en imposant une quelconque pénitence. La culpabilité ne résoudra pas les problèmes existants.
La recherche du karma est complexe, il faut rester prudent, y réfléchir, mais ne jamais trancher, ni imposer.
Il existe des méthodes :
- l’astrologie karmique, la psychogénéalogie (fort intéressantes et troublantes pour comprendre les reproductions de schémas, ou destins tragiques). Il est difficile de tout expliquer, mais en réfléchissant sur nos comportements et erreurs, nous pourrons peut-être prendre conscience de « notre propre karma », et il y a de quoi faire !
Cordialement,
Tags : Culture générale, Réflexions

Bonsoir,
en réponse à Jean Pierre, difficile de répondre , il est tellement injuste de perdre un enfant, quand des personnes confrontées à ce grave problème me consultent je leur dis tout simplement de garder le meilleur de ce qu’ils ont vécu dans la vie avec leur enfant et de mettre leur enfant dans la lumière, ceci me parait plus important que de parler de karma, leur peine est bien suffisante.
Bonne soirée bien à vous Reine
Bonsoir M. Charly,
je ne comprends pas tout, mon cerveau fume en ce moment,
le mental doit se battre pour résister …, mais je vous dis merci pour vos propos enrichissants et à méditer… Je crois que je vais lâcher prise ET FERMER LE CANAL…
j’ai lu Louis Cattiaux que vous m’aviez conseillé. Je dois là aussi digérer, mais c’est super… Bonne nuit…
Avec tout mon profond respect.
Bien à Vous,
Reine Solange
Bonsoir Reine Solange
Reine de coupe ? Ange du soleil !
Merci à vous (et à Laurent !) de me permettre de m’exprimer sur des sujets que « j’ai à cœur » ! Le cerveau fume ? Prenez soin du cerveau, car une part de compréhension est nécessaire, mais ce n’est pas TOUT !
Je ne crois pas « du tout » cependant que le mental résiste, il est ravi, il vit ! Souhaitons qu’un beau jour il ne soit plus le maître de nos existences, alors nous vivrons.
Bien à vous,
Charly
Bonjour,
Je vous expédie du soleil sous la pluie, et je suis bien
« éveillée », mon mental se sent mieux !
Bonne journée à tous et du soleil dans les cœurs !
Bien amicalement ,
Reine du Soleil…
comment intégrer la mort des enfants en terme karmique?
Doit-on y voir un karma négatif ou un karma positif? Autrement dit y
associer un aspect collectif ou individuel?
merci
je suis en train de terminer un livre dont justement je parle de la mort des enfants et de leur karma. Je ne puis croire, mais, c’est mon avis personnel que des enfants aient pu choisir le karma d’être violés, assassinés, violenter et, j’ajoute au risque de choquer que les animaux n’ont plus car, je crois en l’âme des animaux.
Non dans ce karma ou destin, je n’y crois pas pourtant, je crois en la réincarnation. Je pense que c’est l’oeuvre des assassins, des violeurs qui ne sont que prédateurs quis sont leur propre personnalité si je peux m’expliquer avec ce mot. En tout cas, c’est le fruit de leur sens et de leur perversité qui en est la cause.C’est tapé trop petit pour que je puisse continuer, je ne peux relire. Cependant, j’envoie le premier « jet ».ghislaine
Bonjour
Puisque vous parlez de l’ici et maintenant les écrits de TCHICH NHAT HANH
notamment « LA RESPIRATION ESSENTIELLE », « CLES POUR LE ZEN ».
La lecture est fluide et très simple.
Bien amicalement
Christiane Corinthios
ICI et MAINTENANT ! Daniel Lévi
http://www.youtube.com/watch?v=sDaKiGRRy30
MERVEILLEUX J’ADORE DANIEL LEVI
et « l’ENVIE D’AIMER » tout se résume à la vie
« ici et maintenant » dans la joie, aimer son prochain,
et tourner en dérision ce qui est négatif, la souffrance elle existe, mais on peu l’apaiser par un sourire, un mot ,
une attention, et l’Amour de l’autre, même si nous sommes tous différents…. SUPER DANIEL LEVI MERCI
Reine, aimons la vie…
La réincarnation et le karma est une histoire de croyance, non ? car bien souvent les gens passent à côté de cette notion. Et même si on veut y croire cela ne change pas grand chose finalement… on vit quand même les expériences que l’on doit vivre. La seule chose est que ceux qui l’intègre dans leur vie développe une conscience et une compréhension voire de la tolérance. Développer sa compréhension, sa tolérance, n’est-ce pas intégrer et accepter davantage les choses donc finalement laisser la vie circuler sans essayer de contrôler les événements et les gens ? La réincarnation et le karma sont liés à la notion de vie et de mort. Finalement, n’est ce pas un moyen de comprendre la grande énigme de l’histoire de l’humanité et de ne pas avoir peur de la mort et du temps qui passe… car dans le karma le temps n’est qu’une illusion.
Bonsoir Cécile,
je suis ravi, vraiment, de vous faire rire, “parce que rire est le propre de l’homme“ et qu’il faut rester léger, même devant la mort inéluctable !
Tous systèmes reposent sur la foi, c’est la magie naturelle. Je suis autant chrétien que bouddhiste, hindouiste… Je puiserai ici dans notre “culture” chrétienne, je dirai que nous avons placé notre foi dans l’esprit rationnel en dépit du premier commandement : “Je suis ce qui est éternel, ton dieu, tu n’auras pas d’autres dieux devant moi”… Et nous adorons le rationnel et son progrès, même quand nous le dénonçons.
Vous dites : “même si on veut y croire cela ne change pas grand chose finalement”, je ne crois pas, c’est le mental – et non notre être réel – qui récupère ces notions et nous fait passer dans les expériences et les recherches.
La Bible, la Gita, le Coran, les sutras… et nombres de livres d’auteurs particuliers sont des paroles qui nous informent directement sur la vie de l’esprit, qui touchent notre être profond. Malheureusement l’égo, la grille du mental, transforme “cette parole » en morales, en dogmes, en philosophies, toutes choses n’ayant rien à voir avec la “réalité” du message. Tout ce qui nous touche nous fait passer par des expériences dont le seul véritable intérêt est de nous montrer les modifications induites de nos états de conscience.
Je prends l’exemple suivant : quelqu’un entend parler du karma et trouve ce CONCEPT intéressant, il va chercher à approfondir et va tomber sur le livre d’un sage oriental qui parle… comme personne avant lui. Ce livre remue l’interne de la personne, la graine est semée. L’expérience de l’intégration d’une parole de sagesse est suffisante, mais le mental va vouloir comprendre tout le processus – et ce ne peut être un processus – mais l’individu veut comprendre, il ira donc en Inde ou en Chine ou… Jusqu’à ce qu’il rencontre le sage à qui il dira : “Expliquez moi comment me libérer du karma” et le sage répondra : “Puisque la graine est semée, que vous êtes en recherche, vous n’êtes plus concerné par le karma.”
Toutes nos désirs, nos expériences ne font que traduire notre recherche du bonheur “éternel” que nous pressentons mais que le mental traduit par la recherche de plaisirs éphémères, des sensations.
Vous dites : “car dans le karma le temps n’est qu’une illusion.” Votre mauvaise compréhension du karma vous fait vous exprimer ainsi. C’est dans le samsara, l’existence, que le temps est illusion, mais il « existe »! L’être réel vivant hors du temps, n’est donc pas concerné, mais je m’identifie à un individu soumis au temps, le temps passe ! Et l’individu aussi ! C’est la réalité.
Nous n’avons accès qu’au passé, l’égo ne connait que le passé, ce n’est qu’une collection de pensées maintenues ensembles par la mémoire, pour vivre, il puise constamment dans le passé pour faire un faux avenir. Le passé est mort, nous n’avons pas accès au présent (sauf expérience exceptionnelle) et le futur n’existe pas, ce sera un passé bricolé !
Le karma, conditionnement de l’existence (pas de la vie ! ) par les chaînes de causes et d’effet conduit l’être non réalisé à croire, au mieux (!) à expérimenter “lila risa” : on danse dans un corps puis dans un autre corps. Cette danse est donc souffrance infinie tant que l’être n’a pas réalisé sa propre nature. Cela peut éventuellement nous conduire à nous révolter de dégoût face à cet égo, qui nous oblige à le satisfaire jusqu’à la fin… de l’individu.
Renoncer, n’est pas non plus une solution, car Qui renonce ? Le mental ! Toute croyance est donc bonne si elle nous conduit à expérimenter, car seules les expériences peuvent nous amener à prendre en compte les modifications de conscience induites par celles-ci. Nous concentrer sur cette conscience/témoin, selon les sages, conduit le mental à ne plus être alimenté, l’identification tombe, il y a alors “fusion” avec l’être réel, le Soi, notre vraie nature.
C’est la grâce que je NOUS souhaite !
Cordialement,
Charly
lol Charly : ) je vous remercie de cet éclairage… Je me coucherai moins bête ce soir mdr. J’aime bien l’idée de danse mais moins de souffrance en fait
. Bien à vous.
Je suis d’accord avec la « thèse Reine Solange » sauf, que pour moi panser les blessures du passé même si cela fait énormément souffrir » cela nous permet de vivre aujourd’hui et surtout demain.Bien à vous.ghislaine
Bonjour
Je reviens sur la proposition de Reine Solange :
Vivons “ici et maintenant”.
C’est bien la clef servant à nous extraire de notre prison. Mais comment vivre « ici et maintenant » puisque l’égo et son mental raisonnant ne le permettent pas ? Nous voyons tout avec « la tête de nos pensées » et ces pensées ne permettent pas de sortir du champ gravitationnel de l’espace/temps. Pourtant c’est hors de cette matrice que « se trouve » l’éthernel présent.
Baba Ram Dass suggère une « pratique » que j’ai expérimentée :
On va mettre le réveil à sonner… disons 3h47 demain matin. Il sonne, tu ouvres un œil…
Aussitôt : Quelle heure est-il ?
Il est exactement MAINTENANT ici !
Maintenant où sommes nous ? ICI !
On se rendort bien vite.
Cette fois 9h demain…
Où suis-je ? ICI !
Quelle heure est-il ? MAINTENANT !
Encore un essai ? Jeudi en huit, 4h32. PAR DIEU !
EXACT ! – On n’en sort pas… Puisque c’est l’ETERNEL PRESENT.
Tu finis par admettre que si les aiguilles tournent autour du cadran, c’est quelque chose Qui les regarde… mais TOI – ICI et MAINTENANT – TOI – tu – ES – toujours là.
(Baba Ram Dass. Ici et Maintenant)
Cordialement,
Charly Alverda
Vous me faîtes rire vous alors
Je ne sais pas où vous allez chercher tout cela. Je ne comprends pas toujours tout (mon cerveau ne prend pas le train MDR ) mais en tous les cas, vous êtes très inspiré ! LOL
Super la déco, j’adore.
Vivons « ici et maintenant », car on ne peut pas tout analyser et expliquer.
Merci pour vos éclairages.
Cordialement,
Reine
Bonjour
Je n’évoquerai que le “point de vue spirituel” de Reine Solange
CITATION :
« …/… L’être humain est un semeur qui répand les graines de son destin (…) L’être est le seul à pouvoir prendre sur lui la faute qu’il a commise et il est le seul à pouvoir l’expier ; aucun autre ne pourra le faire à sa place.
En résumé : ton destin repose entre tes mains : dure mais vraie réalité, (si le karma existe ou si nous y croyons).”
Synchronicité, car “j’entends” ces jours-ci un CD où une personne simplement appelée Bernard parle, selon moi en “éveillé”, du karma et ce en des termes radicaux par ses citations et exemples.
Si nous n’avions jamais entendu parler de karma, ni de faute, nous ne nous en préoccuperions certes pas ! Le problème est que ce sont des termes pris dans des contextes religieux et que les religions sont faites pour des “chercheurs” de vérité, de bonheur, d’amour.
Par exemple, la religion chrétienne, première sous nos climats, est censée s’adresser à des “initiés” (par rituels et sacrements), qui sont en quête de la “vie éternelle”, donc qui n’ont pas besoin de ces “concepts” de karma et de réincarnations. Ne pas comprendre la nécessité de l’INTENSITE de la quête fait que le “chrétien de culture” va entreprendre un semblant de recherche dans sa religion et (surtout) dans les autres traditions, mais cela ne nourrit que le mental.
Ce qui est mis en valeur dans le propos de Bernard, c’est justement la notion de ferveur, d’élan indispensable à la quête. Il cite ce garagiste qui s’habille comme Johnny Halliday, qui lui ressemble, qui n’écoute que ses disques, qui ne vit que pour cela. Il ajoute : “si nous qui cherchons le bonheur “éternel” – bien que ce terme n’ait aucun sens pour l’humain mais est pressenti – si nous n’employons pas pour notre recherche la même intensité que pour un plaisir éphémère , cela est complètement impossible de fusionner avec “l’objet : l’amour” de notre recherche, je ne dis pas que cela sera dur, mais absolument IMPOSSIBLE !”
CITATION :
“Du point de vue spirituel, l’être humain est un semeur qui répand les graines de son destin.”
Selon moi, du point de vue spirituel, c’est-à-dire du point de vue de notre vraie nature, du soi divin, il n’y a ni destin, ni “personne” pour en semer les graines. Notre vraie nature, le Soi, la Vie, l’atman… n’est pas en devenir, n’a rien à voir avec un processus de croissance, car ce n’est pas un ÉTAT de conscience. Seul le mental crée “l’impression” d’un individu, parce qu’il est éphémère et qu’il ne le sait pas; à cause de cela sa “raison de vivre”, sa “nature”, est de créer des problèmes et des conflits, pour s’alimenter, par peur de disparaître. Si nous nous identifions à cet individu, cet égo, nous ne pouvons – plus ou moins selon les consciences – vivre sans conflits ni peurs, l’égo empêche le partage véritable, l’amour véritable, il soupèse tout, juge tout. Se rendre compte que nous n’avons rien à changer parce que nous ne sommes pas cet individu, ce corps périssable, est de toute première importance.
“Certains ressentent un appel au voyage, quelque chose qui se prolonge de l’autre côté du voile de notre naissance, comme le merveilleux rappel d’un état divin, tellement lumineux et tellement puissant qu’aucune expérience sensorielle ou psychique ne s’en approche jamais” (Baba Ram Dass)
Bernard dit que nous pressentons tous plus ou moins cet appel, que l’égo, le mental, interprètent, et que nous y répondons par les abus d’alcool, de drogues, de sexe… J’ajouterais : dans les cinq sens comme d’habitude ! Le paradoxe est que le mental, l’égo, l’individu, ne peut nous donner que des SENSATIONS appelées plaisirs quand elles nous font du bien et souffrances quand elles nous font du mal, mais cela ne peut être qu’éphémère. S’accommoder ou non de ces choses éphémères fait de nous des chercheurs ou des touristes en spiritualité.
Ramana Maharshi dit à quelqu’un qui lui parlait du problème du karma : “Vous êtes un chercheur, vous n’avez donc rien à voir avec le karma.” Comprenne qui pourra ! Il dit encore : “Dès la conception de l’enfant, les grandes lignes de sa vie sont écrites, la personne n’aura que le choix de s’identifier ou non à l’individu”. Ici, Bernard dit : “bonne nouvelle ! Car qu’est-ce qui me permet de m’identifier ou non à l’individu ? C’est la conscience. La conscience est libre.”
A la question, induite par la notion de karma, la réincarnation n’existe donc pas ? Il répond qu’elle n’existe que pour celui qui en fait l’expérience, que seul ce que nous expérimentons (ainsi vite limité!) est utile, car induisant des variations de conscience. Quant au destin, à ce qui pourrait être écrit, il dit : « écrit par qui ? On dit que le tsunami a tué, comment pourrait-il tuer ? C’est un processus inconscient. Le séquoia est prévu de mesurer cent mètres, ce qui n’est pas prévu c’est la tempête qui va le casser dans sa jeunesse. »
Vouloir prendre en main son destin n’est qu’une stratégie de l’égo, neti, neti ! Tu n’es pas cela ! Il n’y a absolument rien à faire pour ÊTRE. Cependant puisqu’en ce moment je me crois cet individu-là, avec cet état de conscience là, je vais me mettre en quête de ce bonheur-là avec mes croyances et mes pratiques particulières : monastère oriental ou occidental, prières ou méditations, lectures, voyages…
« Vœu de chasteté ! Qui fait le vœu ? Le mental ! Les relations sexuelles sont de l’ordre de la nature, ça ne marche jamais de rejeter la nature, le sexe ne fait pas de vœu ! Mais évidemment ce serait un problème de ne penser qu’à cela ! Car notre recherche doit l’emporter sur tout. » (Bernard)
Toutes ces pensées et pratiques n’ont n’a rien à voir avec la réalisation de notre vraie nature, car jusqu’au « tomber de scène », jusqu’au BOUT, le mental interprète, cela lui apporte des réponses qui le nourrissent, la seule importance est dans les modifications de conscience que cela entraîne. Il devient ainsi possible de voir les stratégies du mental, de le voir à l’œuvre à la lumière de la conscience. Le mental peut-être vu, je suis CE qui le voit, en aucun cas il ne peut “me” voir. Voilà l’extraordinaire qui fera tomber l’identification à ce corps. Bernard conclut : “Je, préexiste à la conscience que j’ai de moi-même. »
Selon les “sages”, il n’y a pas de conscience sans objet et dans le sommeil PROFOND, il n’y a pas de conscience, elle s’est transformée en « êtreté », et le mental est mort ! Cependant “nous” n’avons pas peur de nous endormir, ayant foi dans le réveil du lendemain !? Il n’y a eu ni expérimentation de la mort ni de la naissance et au réveil, apparaît la conscience, puis tout de suite la récupération par le processus mental et la création de l’espace temps, par la pensée. Mais dans le “temps” de l’inconscience du sommeil profond, JE, Soi, n’étais pas mort ni ne dormait ni s’est éveillé ! nous sommes la vie éternelle, “cette vie tout le temps-là”. . . La « sensation » d’exister est du domaine du Soi, « l’impression » d’être un individu est du domaine de l’égo, du mental raisonnant. C’est la conscience de cela qui est importante
Si chercher à comprendre est naturel, jamais ce processus ne nous amènera à la réalisation. Car l’erreur fondamentale, induite par le mental, est de nous faire croire que l’individu doit évoluer, grandir, réaliser quelque chose, cela est impossible car ce n’est pas de l’ordre d’un processus, c’est uniquement la CONSCIENCE que nous avons de cet individu qui réalise.
Pour les hindouistes, croire que l’on fait quelque chose d’important : « je suis très pris en ce moment ! », c’est un bijou à l’oreille de la Mère divine, ou une clochette à son pied.
Je suis mal dans ma peau, dit-on ! A quel niveau d’inconscience doit-on se placer pour se sentir bien dans quelque chose d’aussi temporaire et fragile ? Un vrai chercheur se sent d’abord en prison, il ne cherche pas à l’aménager, il cherche la clef !
A propos des désirs, Bernard dit qu’ils sont bons, puisque naturels. C’est le mental qui traduit à SA manière un simple besoin “naturel” d’exister, mais s’attacher aux désirs crée la souffrance. A propos de la souffrance physique, il énonce (par expérience) que la souffrance est psychologique et que la douleur est physique. S’identifier à cet individu, que nous croyons être, crée le ressenti de la douleur, sans identification, il n’y a pas de souffrance possible.
Les frustrations (obligatoires!), les souffrances quelles qu’elles soient sont un révélateur de la finitude de ce corps qui va mourir bientôt ! Voilà pourquoi il est dit et vérifié que les souffrances sont utiles, elles créent des prises de conscience de ce qui est.
La conscience, qui APPARAÎT tous les matins va un (beau) jour – pour le chercheur fervent – fusionner avec son amour (sa recherche), sans (exceptionnellement) l’intervention du mental. Elle va d’abord réaliser, dans le sens de comprendre, ce qui EST, et sans interprétation du mental donc, que la base de cet être dans ce corps et dans ce monde est Je, Soi. Devenue « sans objet » elle va se vider de son contenu et devenir “êtreté”. Comme le dit Bernard, cela provoque un choc intense (il emploie le mot : foudroyé), car le mental n’est pas mort, il constate, mais il ne sera plus jamais le “patron” !
Ramana dit : “C’est un éléphant qui entre dans une hutte, cela fait des dégats !”
“Mon mental raisonnant est un parfait serviteur, mais un bien mauvais maître” (Ram Dass)
Bernard dit : « Je n’ai jamais trouvé ce que je cherchais, heureusement ! « On le comprend aisément à la lueur de la vision extraordinairement fausse qu’induit l’identification aux données de nos sens !
CITATION :
« Si l’on prétend qu’il n’y a qu’une seule vie sur terre, comment expliquer le karma ? «
Il me semble à cette lecture qu’elle induit la croyance à un but de la vie ? J’adhère à la pensée de Maître Eckart parce qu’il dit :
« La rose est sans pourquoi »
Alors bien sur, pour celui qui ne serait que mental, intellect : « Une vie fragile éphémère et de plus sans but ! »
Ce serait confondre l’existence et la vie qui l’anime, ce qui apparaît semble avoir un sens ; la VIE que JE suis, qui sous-tend le monde et « moi » dedans n’a aucun but.
A la question : “Bernard, pourquoi ne fais-tu pas de conférences ?”
Celui-ci répond : “Cela n’aurait aucun sens, sachant que pas un être n’est semblable, n’a la même conscience du monde, ni la même vision du but à atteindre (…) Assister à des conférences, pourquoi pas, mais est-ce que le conférencier peut toucher mon cœur ?”
Question : “Tu n’es donc pas un maître ?”
Réponse : “Comment avoir un disciple ? il n’y a pas d’autre ! Mais c’est intraduisible en mots. Un maître est celui qui maîtrise une technique, je ne peux pas jouer de rôle, je ne peux porter qu’un témoignage ce qui n’est pas du tout la même chose. Ce témoignage n’est qu’un acte d’amour que je n’ai pas décidé, je dis juste : Hého ! les gars, c’est possible et c’est pour tout le monde !”
J’espère n’avoir pas trop déformé la pensée de ce Bernard, car si je comprends ce qu’il dit intellectuellement, cela ne fait, hélas (!) pas de moi un être réalisé ! Et de plus, je puise à divers courants et diverses traditions, chaque Sage a sa formulation.
Cordialement,
Charly Alverda
Bonsoir Reine,
Il y a quelques années je me suis intéressée à ce sujet, j’ai lu deux ouvrages, je n’ai pas creusé mon histoire familiale, « payer les dettes » du passé de nos aïeux me dérangent, pourtant je reconnais que cela peut-être utile de découvrir pourquoi nous répétons sans cesse les mêmes épreuves, les mêmes joies.
Je dois certainement avoir une raison pour ne pas faire la démarche, qu’en pensez-vous ? ce soir cela m’interpelle, j’étais assez souvent en conflit avec ma grand-mère maternelle pour diverses raisons, je prends conscience que les dernières années elle souffrait à un certain endroit de son corps qui se trouve être le même auquel je souffre depuis un an…
Si mon raisonnement tient est-ce que cela pourrait m’aider à « guérir » j’avoue que cela me dépasse un peu…
Amicales salutations,
Annie
Bonjour Annie,
je vous donne un simple avis :
n’allez pas à l’encontre de votre ressenti profond, si vous ne souhaitez pas creuser, ou faire remonter le passé ancestral, n’insistez pas, car cela pourrait vous perturber encore plus.
Par contre, peut être qu’un jour, vous rencontrerez la personne qui vous donnera des clés ou trouverez la réponse qui vous tient à cœur, je ne suis pas pour forcer les choses car, par expérience, je sais que cela peut faire des dégâts.
Merci de votre confiance,
amitiés Reine
Bonsoir Reine,
Je vous remercie pour votre réponse qui me convient tout à fait, c’est vrai et j’en ai fait l’expérience souvent …nous dépensons beaucoup d’énergie à vouloir forcer les choses lorsqu’elles sont bloquées… Ce n’est pas facile j’en conviens d’attendre patiemment que le temps nous donne les moyens de trouver une réponse à une interrogation.
Pourtant comme vous le dites les clefs nous sont toujours données à un moment inattendu et, souvent d’une manière peu banale, nous devons rester attentifs et les messages arrivent lorsque nous sommes prêts à les écouter.
Depuis quelques temps j’ai la chance de renconter des personnes qui m’aident à m’améliorer grâce à leurs conseils, leurs expériences, il faut croire que c’est le bon moment pour moi.
Encore merci Reine pour votre gentillesse et votre joie de vivre communicative.
amitiés Reine
Aucune maladresse Christiane !
Merci de votre intervention.
Bien à vous,
Laurent EDOUARD
Bonjour,
la psychogénéalogie se base essentiellement sur la reproduction inconsciente de notre histoire familiale, sur la fidélité que nous avons vis à vis de nos ancêtres et, à elle seule, elle peut expliquer ce qui nous arrive sur cette terre.
Longtemps j’ai parlé de réincarnation, de karma etc. Mais la notion « dettes à payer » me dérange. Plus j’avance, plus je travaille, plus je cherche, et moins je crois à cette thèse, tout en laissant la porte ouverte bien sûr !
Je me suis rendue compte, que ce soit dans ma propre histoire ou celle des personnes venant en stage, ou en consultation, qu’avec la recherche dans notre histoire familiale on pouvait comprendre et résoudre pas mal de ce qui nous arrive.
Là où je ne suis pas d’accord avec vous, c’est quand vous parlez de méthodes pour la compréhension du karma en y mettant la psychogénéalogie qui est la compréhension de nos schèmes familiaux, le karma lui parle de réincarnation… Je n’ai pas l’habitude d’écrire sur le net merci d’excuser d’éventuelles maladresses.
Bien amicalement
Bonjour,
quand je parlais de psychogénéalogie, je n’aurais pas dû dire méthode ; je pensais au liens et analogies à établir entre les vies de nos ancêtres et la nôtre, les dates à répétitions, les faits troublants, les reproductions de schémas.
Moi aussi la notion de « dette » me dérange, et je ne suis pas sûre que le karma existe… c’était une simple réflexion sur ce sujet.
Cordialement
Reine