
« Le but du mental est de vaincre le passé en se dépassant pour arriver à l’origine, alors que le but de la sexualité et de la créativité est de nous emmener vers le futur, jusqu’à la fin des temps ». - JODOROWSKY -
Comment le mental aurait-il un but, puisqu’il est inconscient, et comment vaincrait-il le passé puisque celui-ci est son aliment ? Qu’est-ce que le mental ou l’égo ? Juste le sens contrôleur de l’individualité par la Nature (naturante) et une collection de pensées maintenues ensemble par la mémoire.
Nous ne sommes pas des « individus » dans le sens trivial du mot, nous sommes la vie sans limite - non-née et donc non-mortelle - qui se manifeste en termes de paix, d’amour et de joie, … dans une « existence » finie. Le mental ne peut puiser que dans sa mémoire, le passé, pour former un futur fictif. Ce dernier ne pouvant être qu’une reproduction de ce passé sous une forme à peine différente : plus ou moins d’attachements au sexe, à l’argent, au pouvoir ; donc plus ou moins de souffrances, de plaisirs aussi, mais jamais la vraie joie que seul peut donner le présent. La cause de l’anxiété, du manque, de l’ennui… est la peur de mourir de l’égo. Or, la paix, la joie et l’amour véritables ne sont que lorsque le mental disparait, c’est-à-dire qu’il n’est plus « celui » qui commande. J’écris mais JE n’écris pas !
Mon mental raisonnant est un bien mauvais maître mais un parfait serviteur disent les hindous, et un proverbe portugais dit qu’il faut mourir avant de mourir.
La « personnalité » humaine est sous la dépendance de la Nature inférieure (il y a une Nature supérieure). Cette Nature conditionne l’existant (pas le vivant !) uniquement pour se perpétrer; pensées, émotions, désirs y compris sexuels (surtout) sont ses moyens d’expression. Dans l’humain (non réalisé) le mental ne fait qu’interpréter ce désir « naturel », mais sa plus grande peur est évidemment de disparaître… ne connaissant rien d’autre que sa finitude, et ne pouvant avoir accès à cet « au-delà » puisqu’il s’appuie sur le passé (sa mémoire) pour s’alimenter… jusqu’à son terme : la mort du corps.
Le mental ne peut voir l’Etre, mais l’Etre, la conscience, peut le « voir ». Développer cette conscience-témoin est l’unique moyen d’échapper à ses pièges.
Le temps et l’espace sont la création du mental par la pensée, on peut en faire l’expérience par la méditation. Temps et espace n’existent que lorsque je pense, ce qui me relie à toutes les pensées de tous les êtres pensants, mais la pensée continue est la forteresse du mental. Si je ne pense plus, je cesse d’EXISTER… pour ÊTRE. Quand je dors du sommeil profond, le mental n’existe plus et pourtant JE suis toujours, puisque je me réveille… avec « ses » pensées. Le mental n’a pas peur de mourir quand je vais m’endormir parce qu’il est conditionné dans la croyance qu’il va revivre le lendemain… et pourtant il meurt dans le sommeil profond !
Quant à la vraie créativité, elle ne peut certes que s’exercer dans le présent. C’est une chance qu’en français un présent soit un cadeau !
Les hindous ont plus de 2300 d’expériences et de connaissances psychologiques, j’ai pu reconnaître dans la Gita les affirmations de nos religions – dites à (grand) tort monothéistes – sur ces sujets.
C’était juste un petit témoignage bien qu’encore maladroitement formulé n’étant pas un être réalisé (!) mais témoignage corroboré par de plus en plus d’expérimentateurs en Occident.
Amicalement,
Charly ALVERDA
Tags : Bien-être, Réflexions

De plus, je sais depuis trente ans là où mon âme me guide et, le chemin que je fais avec les animaux, et, ce sont eux, qui guident ma vie… et les mandalas, et, les Vierges et l’enfant. Bien à vous. ghislaine
je connais Aurobindo . C’est un Etre réalisé. mais laissez moi avec ma Bhagavad Gita, qui, m’apprend, chaque jour là où je dois être.Bien à vous.ghislaine.
…. il faut pas partir dans des délires…
sinon les gens qui sont en situation de fragilité vont se perdre… Il y a un truc pour calmer le mental et garder les pieds sur terre… C’est la marche à pied ! essayez c’est top !
Re-bonsoir,
inspiration : l’être réalisé est libéré de son corps, il est pure lumière, il se fond avec le divin, « il est » tout simplement, libéré de tout besoin matériel, il est fluide vital…. Mais c’est juste une inspiration !
à bientôt, bonne soirée et bonne semaine à tous, et merci pour ces articles instructifs …
« je suis pure lumière », pas moi, mais l’être réalisé hahahaha
amicalement vôtre,
Reine
Merci Ghislaine
C’est bien ce que je craignais, c’est celle du « Swami à la vilaine bouche », le chef de la secte des Krishnas !
Préférez je vous prie, celle d’Aurobindo : Spiritualités vivantes, Albin Michel, les commentaires sont de plus « éclairants », mais il y a d’autres traductions.
Cordialement,
Charly
C’est la BHAGAVAD-GITA telle qu’elle est.
SA DIVINE GRACE A.C BHAKTIVENDATA SWAMI PRABHUPADA, éditée en 1975.
Bien à vous.
Ghislaine
Bonjour !
Charly dit :
« Se remettre en cause peut être cause d’un déclic salutaire, mais c’est le mental qui se remet en cause et donc se sent menacé (peur de disparaître) ! Comprendre et s’instruire sont de peu d’importance, cela tranquillise l’égo et le nourrit, soit, mais ce n’est pas une “compréhension” qui peut libérer. Ce serait peut-être de l’ordre d’un “entendement” d’une musique intemporelle.
Bernard dont j’ai parlé sur le forum de Laurent précise : “la SENSATION d’exister est de l’ordre de la conscience, l’IMPRESSION d’être un individu résulte du processus mental”, ce qui est bien difficile de “réaliser” ! Il conclut par : “JE, préexiste à la conscience que j’ai de moi-même”.
A lire sur le thème de la conscience :
- Vivre en Pleine Conscience de Tich Nhat Hanh
- La plénitude de l’instant de Tich Nhat Hanh
Thich Nhat Hanh Poète, jardinier, inlassable défenseur de la paix, il figure parmi les personnalités les plus engagées du bouddhisme dans le monde occidental.
Bonne lecture !
Bonjour à toutes et tous
Je demande ici une petite précision à Ghislaine à propos de la Gita. N’ayant pas souvenir qu’il soit recommandé par ce texte « d’être éclairé par les enseignements du Seigneur OU DE SON REPRESENTANT QUALIFIE, LE MAÏTRE SPIRITUEL », ce que j’ai mis en majuscule m’interroge.
Ghislaine, je suppose que vous citez ici les versets 19/20 du chapitre 2 (j’ai cherché dans les 18 chapîtres) ? J’ai la traduction de Shri Aurobindo, car je me méfie des adaptations occidentales !
En effet, le terme : maître spirituel, est des plus malencontreusement adaptable sous nos climats. Pour faire court, le Maître enseigne la voie (une ou des pratiques) et le Gourou EST la voie, le miroir de l’âme. Or la Gita ne cesse de pointer les innombrables disciplines, voies, cultes, pour les ramener à l’Unité du dieu intérieur.
Je présente donc dans leur contexte les versets 19 et 20 d’Aurobindo :
17.- Sache-Le impérissable, Ce par quoi tout ce monde est étendu. Qui peut tuer l’esprit immortel ?
18.- Les corps limités ont une fin, mais ce qui possède et emploie le corps est infini, illimitable, éternel, indestructible. Ainsi donc, ô Bhârata, lutte !
19.- Celui qui regarde ceci (l’âme) comme ce qui tue, et celui qui pense que ceci est tué, ni l’un ni l’autre ne perçoivent la vérité. Ceci ne tue pas, ni n’est tué.
20.- Ceci ne naît ni ne meurt, et ce n’est pas une chose qui un jour commença d’exister, et qui, s’en allant, ne reviendra jamais plus à l’existence. C’est non-né, ancien, éternel; ce n’est pas tué lorsqu’est tué le corps.
21.- Celui qui Le connaît comme l’existence spirituelle éternelle, immortelle, impérissable, comment cet homme peut-il tuer, ô Pârtha, ou faire tuer ?
22.- L’âme incarnée rejette les vieux corps et en revêt de nouveaux, comme un homme échange un vêtement usé contre un neuf.
A vous lire,
Cordialement,
Charly
bONJOUR,
Je ressens cela comme de l’Amour inconditionnel, « l’être », sans le paraitre,
sans fioritures, mais la réalisation de l’âme.
c’est BO……. Juste un ressenti hihihihi bon week end
c’est merveilleux….. Reine
VERSET 19-20 la Bhagavad-gîtä
Ignorant, celui qui croit que l’âme peut tuer ou être tuée; le sage lui, sait bien qu’elle ne tue ni ne meurt. L’âme ne connaît ni la naissance ni la mort. Vivante, elle ne cessera jamais d’être. Non née, immortelle, originelle, éternelle, elle n’eut jamais de commencement, et jamais n’aura de fin. Elle ne meurt pas avec le corps.
Celui qui s’est libéré de tout désir matériel et qui ne connaît plus la lamentation peut, seul, comprendre, par la grâce du Seigneur Suprême les gloires de l’âme.
Il a donc besoin d’être éclairé par les enseignements du Seigneur ou de Son représentant qualifié, le maître spirituel.
Bien à vous.Ghislaine
Merci à toutes et tous et particulièrement à « mon frère Laurent » !
Le message de Annie me touche beaucoup aussi :
« cela m’oblige à me remettre en cause, j’essaie de comprendre et de “m’instruire”.
Se remettre en cause peut être cause d’un déclic salutaire, mais c’est le mental qui se remet en cause et donc se sent menacé (peur de disparaître) ! Comprendre et s’instruire sont de peu d’importance, cela tranquillise l’égo et le nourrit, soit, mais ce n’est pas une « compréhension » qui peut libérer. Ce serait peut-être de l’ordre d’un « entendement » d’une musique intemporelle. Bernard dont j’ai parlé sur le forum de Laurent précise : « la SENSATION d’exister est de l’ordre de la conscience, l’IMPRESSION d’être un individu résulte du processus mental », ce qui est bien difficile de « réaliser » ! Il conclut par : « JE, préexiste à la conscience que j’ai de moi-même ».
On peut comprendre intellectuellement presque tout ce que disent les sages, pour paraphraser Laurent : « ce n’est pas compliqué, il faut juste lire tranquillement. » ! Mais les mots sont impropres à traduire l’intemporel, le mental n’y a aucun accès. Il me semble que rencontrer ou entendre un « éveillé » est important, l’être enfoui en nous sous le mental s’anime, il sait qu’on parle de lui. Le sage Nisargadata dit cette parole incroyable en lisant la Gita : « on parle de moi dans ce livre. »
Ainsi, je vous conseillerais d’acheter ce CD de Bernard qui me paraît être un « éveillé » véritable, pas un expérimentateur comme moi. Il dit qu’il ne peut rien apprendre aux autres, car chacun est différent et à des points de vue différents de lui-même et de son monde, ainsi il ne peut être un Maître (qui enseignerait une technique) il ne peut que porter témoignage. Son accent très rural est de plus très sympathique.
J’estime qu’un gouvernement digne de nom devrait distribuer ce CD dans toutes les boîtes aux lettres ! (rires)
Voici les références : Un après-midi avec Bernard. (CD 52′30 + livret) N° ISBN : 978-2-86681-148-8
Editeur : Les Deux Océans.
Année de parution : 2006
Prix: 20 €
Cordialement,
Charly
Merci, Charly c’est la réponse que j’attendais surtout dans le premier paragraphe. les autres sont à lire attentivement et lentement. L’éléphant est l’Un de mes animaux préférés et, il y en a un qui vient la nuit me rendre visite…… Il s’est invité et je l’ai accepté. Je crois en l’âme des animaux.Merci et bien à vous.Ghislaine
Un grand merci à tous pour votre participation ! Les Chroniques de la Voyance se félicitent de susciter votre intérêt avec des articles de niveaux et de contenus divers et variés…174 articles publiés et 589 commentaires de lecteurs approuvés !
Un merci spécial à mon frère Charly pour ses interventions ici !
Laurent E.
ah ? c’est votre frèro ? hihi Oups
Bonjour
« Essai » de réponse à Ghislaine ! :
Un éveillé, un sage, un jivan-mukti (libéré vivant), est selon moi celui qui a réalisé comment les choses sont sans l’interprétation du mental, qui ne s’identifie plus aux données de ses sens, et qui a fusionné avec « l’objet » de sa quête, la source de son être. Mais comment décrire un non-état de conscience ? Sans que cela n’apparaisse au mental de Cécile comme du charlyabia (rires) ?
Je pense que seul l’élan de la quête, cette force de l’élan est suffisante pour réaliser l’éveil. Un être prend conscience un jour de son éphémère existence et qu’il consacre tout son temps et toute son énergie à satisfaire cet égo avide de puissance et de plaisirs sensuels. Cela produit un dégoût, une révolte qui lui donne la ferveur nécessaire pour entreprendre sa recherche de l’amour, du bonheur intemporels, qu’il pressent dès lors. Il rencontrera dans sa quête des expériences variables selon sa culture, ses bases religieuses. Il prendra en compte la divinité, les réincarnations s’il en a entendu parler, les anges gardiens de-même, les saints de tous horizons, le yoga, les mantras, etc. Il réalisera que tout cela n’était que concepts propres à nourrir le mental pour lui laisser cette place première qu’il usurpe dans l’Etre.
Il se tournera donc vers la source de cet “amour sans pourquoi” qu’il pressent être, et fusionnera avec. Ce sera le choc de la torpille (poisson !) selon les sages grecs ; Ramana Maharshi a décrit cette fulgurance de la réalisation comme un éléphant pénétrant dans une petite cabane de bois !
Des “chercheurs d’intensité” ont de même “réalisé” dans des expériences extrêmes qu’il n’étaient pas leurs corps-mental : des aviateurs, des cosmonautes, des alpinistes de haute montagne, des pilotes de course, etc.
Il ne peut être question ici de “développement personnel”, il n’y a rien à développer, ni « personne » pour le faire de toute façon ! L’Etre, le Soi, le dieu vivant en nous, ne se développe pas, il est la source de l’égo. Il est cela pour l’éternité. Il voit cet égo alors que l’inverse est impossible, voilà le premier déclic. Chercher des pratiques nouvelles est cela même qui nourrit le mental, on comprendra ici la phrase gravée sur un temple japonais : “la religion où tu es, restes y”.
Bien à vous,
Charly
Charlyabia … je trouve cela très joli
Le mental est notre système de penser (ée) (s) construit au fur et à mesure de notre vécu.
Ce qui est vécu dans le présent va de suite dans le passé car la vie est une succession de présent (s) et comme l’écrit Charly « C’est une chance qu’en français un présent soit un cadeau ! », même si parfois le cadeau est un peu empoisonné !!!
Nos pensées, siégeant obligatoirement dans notre mémoire, nous servent aussi à RAISONNER. La perte de la raison est maladie mentale.
Lorsque l’on « débranche » le mental, et cela peut être un but conscient du mental raisonnant, (difficile à atteindre, certes), par relaxation, méditation ou autres techniques, nous accédons à la vraie dimension de ce qu’écrit Charly « Or, la paix, la joie et l’amour véritables ne sont que lorsque le mental disparait ».
L’absence momentanée de raison permet de RÉSONNER.
En raisonnant et résonnant, on peut jouer :
Menthe à l’au delà !!!
Charly, tes articles ont le mérite de provoquer une réaction, me concernant mais tu le sais cela m’oblige à me remettre en cause, j’essaie de comprendre et de « m’instruire ».
Amitiés, Annie
Qu’est-ce pour vous, Charly un être réalisé? Bien à vous.ghislaine.
Ma chère Cécile si vous avez un moment vous pouvez venir nous rejoindre sur le forum de Laurent EDOUARD, notre ami Charly nous a déjà entretenu sur le sujet à la rubrique « Partage ».
J’ai eu beaucoup de plaisir et de joie à vous lire (sourire) en fin de journée cela détend…
Annie
c’est sympathique de votre part mais un petit commentaire de temps à autre me suffira grandement
… si vous n’y voyez pas d’inconvénients
je trouve ça sympathique le commentaire en fait
…
Chère Cécile,
ce n’est pas compliqué, il faut juste lire tranquillement
Il en faut pour tous !
Au plaisir de vous lire,
Laurent EDOUARD
ah d’accord
tranquillement
je vais me mettre en mode « ralenti » pour voir ce que ça donne hihi
Oh la la… c’est quoi ce charabia
Moi je n’y comprends rien… c’est bien compliqué tout ça… Mais pourquoi chercher compliqué quand on peut faire simple ?