par Laurent EDOUARD

Au fil des années de pratique, il ne m’a pas échappé que la voyance était souvent utilisée comme anxiolytique ! Les nombreux appels téléphoniques nocturnes, le dimanche et les jours fériés, traduisent l’état d’urgence du consultant qui assimile le voyant à un urgentiste. C’est un peu comme la rage de dents qui vous précipite chez le dentiste… La maladie d’amour est terriblement douloureuse elle aussi. Mais qui, dans notre société aseptisée et individualiste, est à même de l’écouter, de la comprendre, de la traiter ?
L’absence de réponse à cette question conduit souvent la personne en souffrance ou tout simplement terrassée par le stress et l’angoisse à consulter un voyant, un médium, un tarologue et ce, sans discernement. Dans sa prison mentale, le consultant est encore moins à même que d’ordinaire de faire la différence entre un astrologue et un numérologue ou un « Nostradamus » et un « Laurent EDOUARD » ! Ben oui… C’est mon blog ici, j’allais pas parler de « Claude Sarfati », faut pas pousser, hein ! Bref, vous m’avez compris, toutes les disciplines ne sont pas les mêmes et tous les praticiens diffèrent en termes de compétences, de sérieux, de notoriété.
L’autre grand danger lié à ce type de consultation de voyance précipitée, c’est que l’état de tension psychique induit par la détresse du consultant n’est pas propice à une bonne consultation de voyance. Cet état est susceptible de perturber la perception du voyant, il peut même induire des erreurs en modifiant arbitrairement les cartes choisies (que ce soit par le consultant ou par le praticien). Ce serait un peu long d’expliquer en détail ce phénomène ici et ce n’est pas l’objet de ce billet… J’y reviendrai !
Pour répondre du mieux possible à un questionnement urgent dans le domaine amoureux, il ne suffit pas d’être « voyant », il est souhaitable d’être avant tout « psychologue ». Il est nécessaire de bien connaître l’humain, son fonctionnement, sa subtilité.
Une expérience personnelle riche est un plus pour aider l’Autre. C’est ce que les Soufis évoquent avec l’expression : « se mettre sur le paillasson de l’autre« . Il s’agit pour le praticien de se remémorer sa propre histoire et, du même coup, se souvenir des clés utiles pour dépasser l’ornière et les transmettre au consultant.
La voyance n’est pas une thérapie. Elle ne doit pas le devenir. Par contre, elle peut introduire le consultant sur une voie thérapeutique. La voyance (si elle est stricte) prohibe toute forme de changement et sclérose la vie du consultant. Le tarologue, dans le sens noble du terme, n’est pas un voyant. C’est un thérapeute/magicien capable de faire dire à l’Autre son histoire personnelle pour lui permettre d’en changer le cours !
C’est un autre programme… Changer le cours de sa vie, ça vous tente ?
Laurent EDOUARD
Tags : Consultation, Magie, Taro-Thérapie, Tarologues, Tarots, Voyance

Bonjour,
Absolument d’accord avec vous, un voyant n’est pas tarologue et un tarologue n’est pas un voyant…….Mais entre nous soit dit, les consultants veulent avant tout avoir les réponses à leurs questions. Le fait d’être voyant et d’utiliser le tarot donne plus de précision à une consultation de voyance, raison premiere de leur venue au cabinet.
Quant aux urgences en voyance, elles n’existent pas c’est la raison pour laquelle les consultations de nuit s’assimilent plus à SOS amitié, les consultants payent cher l’écoute et de plus la voyance ne sort pas grandie.
Cordialement
Alexia Conseil
Bonjour,
Quand un professionnel de la voyance ressent son consultant devenir dépendant et, qu’il ne peut plus rien pour lui… il doit l’orienter vers un thérapeute. Le maintenir dans cet état est nocif pour les deux personnes.
Cela s’applique à toutes les professions « Alerter » le client, le patient, le consultant est un devoir trop souvent oublié.
S’interroger sans cesse, même douter permet d’évoluer, ne jamais être convaincu de détenir le savoir, chaque jour nous apprenons quelque chose de nouveau ainsi à chaque fois le plaisir est renouvelé.
Merci Laurent pour cet article qui fera j’en suis sûre avancer la voyance vers plus d’authenticité.
Amitié, Annie
Alors; pour commencer: une Excellente Année 2009 !
Ce passage n’a pas en soi de valeur. Mais l’égrégore créée par l’inconscient collectif sur cette date en fait la valeur de passage.
Pour moi, a la fois dans les messages que dans l’article, il ya un amalgame qui est fait entre la relation de sauveur/victime et une réelle évolution de celui qui est ainsi appelé « consultant ». Le fait de venir consulter dans un état anxieux, de manque, de détresse ne témoigne avant-tout que d’un état de victime « a sauver ». La question est aussi vraie pour « le Sauveur » et la je sais bien dans le blog de qui je suis ^^
Une autre question intéressante me semblerait plutôt qui guerit qui ?
Est-ce le voyant qui vient trouver une guérison de son rôle de sauveur auprès de cette victime ? Est-ce la victime qui vient trouver soutien et guérison auprès de ce voyant ?
Ou n’est-ce pas aussi simple que j’essaye de vous le présenter ?
je suis d’accord avec ce commentaire, mais pour ma part, il ne faut pas oublier le destin, car si nous coupons notre karma trop brutalement, il nous revient en pleine face. nous devons passer par des étapes qui sont les épreuves de la vie et nous ne pourrons parvenir à évoluer que si nous
les acceptons. nul n’échape à son destin. il n’est pas question d’accepter tout mais de comprendre ce dont pourqoi nous sommes arrivés là. la voyance sert aussi à cela. Il y a des évènements auxquels ont ne peut échaper même avec les conseils les plus avertis. chacun (e) devant vivre son histoire. la voyance n’est pas de la magie pure et simple. il y a des personnes pour qui la voyance peut « régler des situation » et même si le voyant perçoit un très grave danger et qu’il prévienne délicatement son consultant, il y a des situations dans lesquelles il ne peut rien. c’est la fatalité. des personnes se trouvent dans un enchaînement sans fin de problèmes, c’est au voyant de prendre les situations une par une et conduire le consultant vers un éclaircissement voire une solution car pour celui qui se trouve dans le « périn jusqu’au coup » c’est qu’il a sur cette terre des choses à régler et le rôle du voyant est d’essayer de le conduire à faire face à ses problèmes pour aller vers un autre destin qui ne se fera pas si les gens ne règlent pas leurs problèmes coup par coup. ex. une voie professionnelle qui nest pas la sienne, il aura beau faire tout les « boulots » du monde, il se retrouvera sans travail ou licencié ou ira jusqu’à la dépression tant qu’il n’aura pas trouver sa voie. faire le deuil d’un mariage
demand du temps, celui celle qui n’aura pas fait le travail de deuil d’un amour se verra de rencontrer un homme une femme trop vite et recommencera le même schéma ect; sujet vaste du destin accompli ou non accompli. il y a des évènements que le voyant ne peut changer mais améliorer afin que la traversée des épreuves soit la plus douce possible. un destin non réalisé peut se réaliser 20 ans après. en attendant que fait la personne, il faut qu’elle évolue sur un plan personnel et sur un plan spirituel; les expériences font grandir, évoluer. quant il y a des amours en jeu, le travail, ou le chomâge, lorsque l’on vous prend votre maison, vous avez des dettes, votre mari vous bat, que votre ami ou mari commette l’irréparable, que les enfants soient délinquants ou le mari ou la femme allcoolique, qu’il arrive la perte d’un être cher, le voyant est mêlé à tout cela et croyez moi que même le voyant le plus « fort » même s’il a vu peut empêcher certains évènements mais pas d’autres. oui le rôle du voyant reste la voyance mais lorsqu’il faut annoncer tous ces faits croyez moi il faut une bonne dose en plus de psychologie. ALORS LE DESTIN. bien à vous.ghislainedecarli. quel voyant a réellement pressenti les évènements des tours.
Ton article est excellent malgré la boutade;
Barbara Dorveaux
Bonsoir à tous,tous mes voeux de bonheur , de sérénité et d’épanouissement dans la lumière à vous tous.
Juste ce petit mot pour dire que je suis ravie de lire l’échange entre Claude et Laurent, l’article de référence n’étant pas « lisible » au 1er abord.Cela fait plaisir de voir que, lorsque les êtres ont un niveau certain, rien n’altère les rapports humains entre eux.
J’ajoute que d’expérience, vous êtes excellents tous les 2, voire même complémentaires.
Bien à vous
Bon, comme il est mort, on peut tous dire qu’on est meilleur que Nostradamus…
Il ne s’en plaindra pas !
C’était ma petite boutade égocentrique
Cordialement
Je ne comprenais vraiment pas!
Merci de me rassurer Laurent,
Mais franchement n’ayant pas connu personellement Nostradamus, je ne prendrai pas le risque de me prétendre meilleur que lui-)
Fraternellement
Bonsoir Claude,
à mon tour je te présente tous mes vœux de paix et de bonheur pour cette nouvelle année. Ce que je voulais dire, c’est qu’un « Claude Sarfati » offre une bien meilleure prestation qu’un « Nostradamus » mais que… attendu que nous sommes sur le blog de Laurent EDOUARD, c’est moi qu’on prendra pour exemple ! C’est une boutade Claude
Une boutade égocentrique
Bonsoir Laurent, je viens de lire ton article que je trouve très intérressant.
Par-contre je ne comprends pas le sens de la phrase dans laquelle je suis cité:
…encore moins à même que d’ordinaire de faire la différence entre un astrologue et un numérologue ou un “Nostradamus”
et un “Laurent EDOUARD” ! Ben oui… C’est mon blog ici, j’allais pas parler de “Claude Sarfati”, faut pas pousser, hein ! …
Je profite de ce message pour te souhaiter une très bonne année 2009 ainsi qu’à tous les lecteurs de Ton blog.
Amitiés: Claude Sarfati
Quel article riche et dense !
Le problème évoqué ici a déjà été soulevé dans ce blog à plusieurs reprises, sans pour autant que le tour complet de la question ait été fait.
Je pense vraiment, pour ma part, que la voyance est la plus mauvaise réponse à la « maladie d’amour« .
L’autre est parti. S’entendre dire : « c’est mort, il ne reviendra pas » n’est pas l’idéal pour guérir. Et « soyez patient, il reviendra« , n’est guère mieux ; cette réponse va certes soulager (sur le moment) le consultant, mais l’enfermer dans une attente qui sera peut être vaine et l’empêcher de tourner la page.
C’est bien d’écoute et de compréhension que le consultant qui appelle dans l’urgence de sa souffrance a le plus besoin.
Mais qui sera à même d’être le meilleur interlocuteur ?
Ma réponse se dirige spontanément vers un professionnel de la psychologie. Au moins, ce dernier, à défaut de réellement soulager, ne pourra renforcer la souffrance.
Cependant, il me semble que rien ne peut remplacer les qualités humaines de celui qui écoute. Et là, le choix ne peut se faire qu’au cas par cas.
Je trouve amusant, Laurent, que tu aies écrit cet article, parce que je pense sincèrement que tu fais partie de ceux, rares, qui peuvent soigner ces douloureuses blessures de l’âme. C’est d’ailleurs ce à quoi j’aspire moi même : « guérir » plus que « prédire« .